fr
nl
en
de

Grand Curtius

Quai de Maastricht, 13

4000 LIEGE

04/221.68.17 ou 19

www.grandcurtiusliege.be

   Art religieux   Archéologie

Grand Curtius

LIEGELIEGECarte wallonie

 

Description

La quantité et la qualité exceptionnelle des collections réunies au sein du Grand Curtius révèlent une grandeur de laquelle Liège ne peut être dissociée. Ces objets sont l'expression d'un savoir-faire artistique et technique que l'on peut associer aux pages les plus remarquables de l'histoire de la cité, de la principauté et du pays de Liège. Elles nous font aussi découvrir les hommes qui ont fait cette histoire, les princes-évêques et leur cour, les citoyens de toutes époques, bourgmestres, échevins, révolutionnaires, les industriels et le monde du travail, les artisans et les commerçants, les artistes et les créateurs. Ces personnages nous rappellent que Liège fût une cité aux dimensions de l'Europe. Les collections révèlent une cité ouverte au monde. Cette dimension européenne commune au parcours historique et aux parcours thématiques donne à l'ensemble une grandeur qui ne peut mieux servir l'objectif de valorisation des ?uvres et du pays et qui constituent finalement la raison d'être d'un grand projet muséal. L'art et l'histoire se rencontrent dans ce musée pour aider le visiteur à découvrir l'importance des sociétés et des artistes qui s'en sont faits les révélateurs. Certaines ?uvres émeuvent en raison de l'esthétisme qu'elles révèlent, d'autres soulèvent l'admiration en raison de la complexité du savoir-faire qui en ont rendu possible l'achèvement ; d'autres enfin suscitent l'intérêt en vertu d'un fort contenu social, culturel ou thématique dont elles se font l'écho. Le Grand Curtius célèbre le fabuleux mariage de l'objet et de la société. Ses collections révèlent une mémoire qui aide l'homme contemporain à mieux comprendre d'où il vient et qui il est. Cette collection unique interprétée et redécouverte par les Liégeois participe au développement d'un sentiment identitaire pour une ville qui retrouve ainsi la confirmation de sa grandeur dans le rayonnement international des ?uvres qu'elle a aujourd'hui le privilège de partager fièrement avec les siens et avec le monde.

C'est dans le cadre du quartier nord que le bloc muséal s'inscrit en relation directe avec les autres îlots. La mise en relation est d'autant plus importante que le contenu de ces monuments est le complément naturel des collections qui sont exposées au musée. Le caractère patrimonial de l'ensemble est confirmé par le nombre important de bâtiments classés. Quatre bâtiments forment l'ensemble « Grand Curtius ». Chacun d'eux est représentatif des m?urs, des modes et des techniques d'une époque. Le plus ancien et le plus emblématique, le « Palais Curtius » (1597-1604) est le « phare » de cet ensemble muséal. Il lui donne son nom et est le symbole de la culture liégeoise des XVIe et XVIIe siècles. Avec son alternance de briques et de pierres, ses fenêtres à croisées, déclinées sur le mode majeur, le « Palais Curtius » est le modèle de l'architecture mosane. Très altérée et restructurée de manière contemporaine, la « Résidence Curtius » (1597) est le complément indissociable du palais dont elle a été séparée physiquement lors de la succession de Jean Curtius (1534). A l'ouest, inextricablement mêlées, les maisons De Wilde et Brahy ne forment en 1680 qu'un bien unique sous le nom d'hôtel de Haxhe. Architecture de briques et pierres à linteaux dégressifs, elle marque une évolution de l'architecture par la disparition des croisées au profit de grandes baies plus lumineuses. Ce bâtiment subira le même sort que le palais voisin puisque en 1730, lors d'une succession, l'ensemble sera divisé en deux parties qui vont se développer indépendamment. Plus tardif mais non moins remarquable, l'hôtel de Hayme de Bomal referme l'îlot à l'Ouest. Peu connu, ce monument est le reflet du raffinement de l'architecture néo-classique de la seconde moitié du XVIIIe siècle (1775-1778). Son plan, ses façades et surtout le raffinement extrême de ses décors intérieurs (stucs, boiseries décoratives) reflètent la qualité du constructeur Jean-Baptiste de Hayme de Bomal, (Bourgmestre par quatre fois de la ville) et de son architecte Barthélemy Digneffe.